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Fondation de Megève

Jean-Baptiste Clément-Berthet, un curé mègevan du XVIIIe siècle, nous plonge ici dans les temps fabuleux et héroïques en nous contant la fondation de Megève telle qu’elle était transmise par les Anciens.

Les Muffat et les Grosset sont les fondateurs de Megève.C’étaient deux compagnons conduits je ne sais par quel hasard dans ces contrées. Le nom de Muffat fut donné à l’un d’eux parce que ce vaillant homme portait sur sa tête le mufle d’un monstre selon la coutume des héros de l’ancien temps, en signe de sa bravoure et de son habileté à dépeupler les bêtes farouches. L’autre fut appelé Grosset parce qu’il était gros et gras et qu’il était armé d’une grosse massue dont il se servait pour dompter les ours. Tous les deux montraient un grand courage dans le péril.

À leur arrivée à Megève c’était un désert affreux, habité seulement par des horribles monstres et où les brigands venaient souvent chercher l’impunité. Ces deux hommes conduits par l’aventure ou plutôt par un heureux destin s’égarèrent quelques temps dans de noires forêts : ces sombres demeures n’inspiraient que terreur, un bruyant orage ne faisait qu’agiter des arbres touffus dont la tête altière dérobait jusqu’aux moindres rayons de clarté. Les plaintifs gémissements de l’innocente tourterelle livrée aux fureurs de l’avide vautour, les hurlements des bêtes farouches, le sourd murmure des eaux d’alentour, les antres affreuses qui s’ouvraient dans leurs pas : tout semblait leur dire que jamais ils ne s’en tireraient et que c’en était fait de leurs jours. Lorsque, tout à coup, ils entendirent le son d’un instrument champêtre. Alors une douce joie s’empara de leur âme, ils volent vers le lieu d’où part un si mélodieux accord, ils prêtent une oreille attentive, ils promènent les yeux errants, enfin ils aperçurent quelques troupeaux et auprès d’eux deux figures humaines qui, enveloppées dans des toisons de brebis, étaient assises près d’un buisson dans un lieu un peu découvert.

Ces personnes aussi sauvages que le pays qu’elles habitaient furent bien alarmées de la présence de ces deux nouveaux venus, et se hâtèrent de s’éloigner. Les deux voyageurs, au contraire, s’efforcèrent de les atteindre ; ils les joignirent effectivement et, après leur avoir parlé sans pouvoir se faire entendre, ils eurent recours aux signes. Un des sauvages leur montra une hauteur sur laquelle il y avait quelques cabanes. Muffat et Grosset y dirigèrent leurs pas. C’était précisément sur ce mont de terre que l’on voit encore aujourd’hui au village de Cassioz (Cassioux) dit le Nottet […].

Ce qui rendait surtout Megève inhabitable c’était un monstre horrible qui dévorait tout ceux qu’il rencontrait. Volontiers, l’opinion des anciens s’accorde sur ce fait et a passé de père en fils jusqu’à nous, c’était à ce que l’on croit «un vipère volant» (1). Il habitait vers Tirecorde. C’est ce qui faisait qu’un petit sentier au-dessus de Bellevarde se pratiquait de Flumet à Sallanches, mais jamais ne descendait à la plaine. Le fameux Muffat, toujours teint du sang des ours et des sangliers, marcha contre la vilaine bête avec sa flèche ; Grosset, son fidèle compagnon qui ne lui cédait en rien, le suivit avec sa pesante massue hérissée de pointes de fer. Bien qu’intrépides, ce ne fut pas sans peine et effroi, qu’ils vinrent à bout de lui percer le flanc et ’écraser sa large tête. Plus d’une fois, ils se crurent à leur dernière heure, ses violentes secousses et ses horribles sifflements les faisaient pâmer de crainte. Ils réussirent pourtant.

Après cette fameuse défaite, ils allèrent rejoindre leurs bergers, leur montrèrent la carcasse de ce furieux animal qu’ils avaient déjà tant redouté. Ils se familiarisèrent avec eux, les associèrent à leurs travaux et se mirent à peupler et à cultiver le pays. La défaite du monstre se répandit au dehors. Bientôt les Allobroges voisins, que la crainte avait écarté de ces lieux, s’empressèrent de se réunir à cette nouvelle colonie.

Jean-Baptiste Clément-Berthet
Histoire de Megève depuis ses origines jusqu’à la Révolution (1792)

1) Animal fantastique plus connu sous le nom de vouivre (du latin vipera : vipère, serpent). Primitivement, la vouivre, traversant le ciel nocturne comme un trait de feu, porte au front une escarboucle qu’elle dépose sur la rive quand elle va boire ou se baigner ; celui qui pourrait alors s’emparer du joyau serait à jamais riche et heureux. Sous cette belle légende se cache vraisemblablement à la base l’observation de chutes de météorites…

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