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Coordonnées Megève

 

 

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sg

Les dates marquantes de l'histoire locale

2013

Création de la Communauté de communes Pays du Mont-Blanc. Cette nouvelle entité résulte d’une réorganisation territoriale du Syndicat mixte du Pays du Mont-Blanc dans le cadre d’une réforme des collectivités locales engagée en 2010. Elle regroupe plus de 46 000 habitants permanents répartis en 10 communes : Sallanches, Cordon, Combloux, Demi-Quartier, Megève, Praz-sur-Arly, Domancy, Passy, Saint-Gervais-les-Bains, Les Contamines-Montjoie. Son siège demeure situé à Passy.

Megève Tourisme devient le premier office de tourisme de Haute-Savoie classé en catégorie 1, qui garantit au public le meilleur niveau d’accueil, d’aménagements et de services.

Inauguration d’une sculpture monumentale de Pierre Margara installée dans le quartier rénové des Cinq-Rues, en hommage au tube mondial My Way et à son auteur Jacques Revaut qui l’avait composé en 1967 à Megève.

Ouverture du Spa des Sports. L’établissement, intégré au Palais des Sports, propose des soins du corps, massages sportifs, bains et relaxation pour hommes, femmes et enfants.

Inauguration du musée de l’Ermitage, entièrement dédié à la construction du Calvaire.

Ouverture du site internet Megève Parkings (www.megeve-parking.fr), qui regroupe l’ensemble des informations sur le stationnement dans la commune.

2012

Lancement du site internet We Are Megève (we-are-megeve.com), plateforme regroupant différents produits et services destinée à une vaste communauté virtuelle.

Lancement du site intranet de la mairie.

Obtention par certains services publics de la ville de la certification ISO 9001, qui garantit le respect d’engagements précis pour diverses missions (accueil, orientation, délivrance d’actes et autorisations,…).

Un couple de Mègevans, François et Olga Allard (Tissot), reçoit de façon posthume le titre de « Justes parmi les nations », distinction honorifique délivrée par l’État d’Israël à des civils ayant mis leur vie en danger pour sauver des Juifs lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le restaurant d’Emmanuel Renaut Flocons de sel rejoint le club des tables comptant « trois étoiles » au guide Michelin.

2011

Megève obtient une deuxième Marianne d’Or.

Achèvement de la restauration du Calvaire, entamée dès 2004.

Rénovation du musée de Megève.

2009

Megève est surclassée en tant que commune touristique dans la strate des villes de 40 000 à 80 000 habitants (sa population permanente s’élève alors à 3878 personnes).

Le Chalet du Mont d’Arbois devient le premier hôtel de la ville à obtenir « cinq étoiles ». Cette nouvelle catégorie constitue la plus haute marche atteignable par un hôtel français. Au cours des années suivantes, cinq autres établissements mègevans bénéficient de la même distinction : les Fermes de Marie, l’Alpaga, le Chalet Zannier, le Fer à Cheval et les Flocons de Sel.

2008

Megève est la première commune située au-dessus de 1000 mètres d’altitude à obtenir « 4 fleurs » au concours des villes et villages fleuris.

2007

Megève Tourisme devient le premier office de tourisme français à se voir certifié ISO 14001 (norme de management environnemental).

2005

Liaison des domaines skiables de Megève et de La Giettaz.

Megève est rattachée à la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, qui englobe onze autres anciennes paroisses : Combloux, Praz-sur-Arly, Flumet, La Giettaz, Notre-Dame de Bellecombe, Saint-Nicolas-la-Chapelle, Chaucisse, Saint-Gervais-les-Bains, Saint-Nicolas-de-Véroce et Les Contamines-Montjoie.

2004

Megève est intégrée au réseau international « Best of the Alps » qui regroupe douze stations touristiques prestigieuses du massif alpin, appréciées pour leur « mariage des traditions bien conservées et du progrès vécu attentivement » : outre Megève, on y retrouve Chamonix, Cortina d’Ampezzo, Davos, Garmisch-Partenkirchen, Grindelwald, Kitzbühel, Lech/Zürs am Arlberg, St. Anton am Arlberg, Saint-Moritz, Seefeld et Zermatt.

Inauguration de la nouvelle station d’épuration.

2003

Inauguration de la médiathèque.

Ouverture du site Internet de la Mairie (www.megeve.fr).

2001

Megève se voit décernée une Marianne d’Or, distinction honorifique obtenue pour son engagement en matière de développement durable.

Le restaurant mègevan de Marc Veyrat la Ferme de mon Père obtient « trois étoiles » au guide Michelin.

1999

Création de la SEM des Remontées mécaniques de Megève.

Ouverture du site internet de l’Office de Tourisme (www.megeve.com).

1998

Inauguration du nouveau casino.

1995

Inscription de la Villa Le Même à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

1992

Ouverture d’un poste de police municipal.

1989

Inauguration des Fermes de Marie, établissement à l’origine de la diffusion du concept d’« hôtel de charme ».

1988

Inscription de l’église Saint Jean-Baptiste et du Calvaire à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Inauguration du Musée de Megève.

1987

Inauguration du Musée du Haut Val d’Arly.

1986

Inauguration du téléphérique de Rocharbois (liaison inter-massifs).

1982

Megève atteint son maximum historique à ce jour avec 5255 habitants permanents.

1981

Inauguration de la nouvelle école maternelle publique.

1980

Mise en service de la station d’épuration (utilisée en commun avec Praz-sur-Arly).

1978

La commune adhère au SIVOM du Mont-Blanc.

1977

Ouverture de la nouvelle maison de retraite.

1976

Inauguration du collège public de Rochebrune (devenu collège Emile Allais en 2013).

1974

Ouverture d’un temple protestant.

1973

Ouverture de la liaison aérienne Paris-Megève.

1972

Inauguration du ball-trap, qui accueillera par la suite à plusieurs reprises championnats de France et championnats du Monde.

1971

Organisation du championnat du monde de curling.

1970

Jumelage avec Oberstdorf, station bavaroise huppée.

1969

Inauguration officielle du Palais des Sports et des Congrès.

1966

Ouverture de la nouvelle école élémentaire publique.

1964

Premier Grand Prix des artistes, symbole durant une décennie de la période show-business de Megève, devenue en quelque sorte le « Saint-Tropez des neiges ».

Recréation du cadran solaire de la maison forte Magdelain par l’astronome Paul Couderc.

Inauguration de l’altiport.

1963

Adrien Duvillard devient champion du monde de descente. Il le sera à nouveau en 1965 et 1969.

1961

Mégève devient Megève (les deux graphies étaient jusque-là utilisées).

1960

Ouverture de la caserne de gendarmerie.

1959

Tournage du film de Roger Vadim Liaisons dangereuses 1960. Megève servira aussi de décor pour Charade (1963), Tendre voyou (1966), Les Fougères bleues (1977), Le Cactus (2005),…

1952

Mise en service de la télécabine du Jaillet.

Création du groupe folklorique des « Mailles et Béguines ».

1951

Premier Grand Prix international de descente de Megève (Coupe Emile Allais).

1949

L’Hôtel du Mont Blanc est repris et modernisé par Georges Boisson. Bientôt équipé d’un sauna, d’une salle de massage et de musculation, d’une agence de voyage et d’un bar baptisé, grâce au parrainage de Jean Cocteau, Les Enfants terribles, l’établissement devient dans les années 50 le centre de l’animation de la station. Cocteau le qualifiera de « 21e arrondissement de Paris ».

1946

Création de l’Office de Tourisme.

Ouverture du casino.

1944

Après la Libération, le commissaire de la République de Lyon interdit à nouveau le tourisme dans la station pour une durée d’un an, afin d’y créer un « village d’enfants », destiné à accueillir des centaines d’autres petites victimes de la guerre, fils ou filles de Résistants, enfants défavorisés.

Création de l’École de ski de Megève, syndicat professionnel des moniteurs mègevans.

1943

Le préfet de Haute-Savoie, dépendant du gouvernement de Vichy, décrète la fermeture de Megève aux touristes.

La station accueille, avec le soutien du « Comité Dubouchage » (un centre d’accueil situé à Nice), plusieurs centaines de réfugiés juifs vivant dans la zone d’occupation italienne, puis des centaines d’enfants en provenance de zones exposées aux bombardements, pris en charge par les Centres scolaires médicaux de Megève (CSMM).

1942

Création d’un corps franc de l’Armée secrète (un premier noyau de Résistants s’était formé à Megève dès 1941).

1938

Contournement du centre-ville (auparavant la route nationale empruntait les actuelles rues Charles Feige et Ambroise Martin).

1937

Emile Allais décroche les médailles d’or en descente, slalom et combiné aux jeux Mondiaux de Chamonix, devenant le premier Français à remporter un titre mondial en ski alpin. Il met aussi au point, avec Paul Gignoux, la première « méthode française de ski ».

1936

Emile Allais remporte la médaille de bronze du combiné descente-slalom aux jeux Olympiques d’hiver de Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), devenant ainsi le premier médaillé olympique français en ski alpin.

Mise en service d’un tremplin de saut à ski olympique près du Calvaire.

1935

L’équipe de hockey sur glace de Megève devient pour la première fois championne de France.

1934

Mise en service du téléphérique du Mont d’Arbois.

1933

Mise en service du téléphérique de Rochebrune, le premier en France destiné au transport des skieurs.

1931

Création officielle du Club des Sports de Megève.

Ouverture d’une première salle de cinéma.

1930

Invention du fuseau par le tailleur Armand Allard. Ce pantalon extensible à la coupe aérodynamique dont les jambes se terminent par un sous-pied devient une icône des sports d’hiver jusqu’à l’avènement des combinaisons dans les années 1960.

1929

Ouverture de la patinoire centrale.

1927

Inauguration du premier chalet moderne de sports d’hiver, œuvre d’Henry-Jacques Le Même, architecte qui marquera de son sceau l’urbanisme local du XXe siècle.

1925

Ouverture de la première maison d’enfants (établissement médico-social spécialisé dans l’accueil temporaire de mineurs).

1923

Création d’un premier parcours de golf au Mont d’Arbois.

1921

Inauguration de l’Hôtel du Mont d’Arbois, point de départ de la période mondaine de Megève, la famille Rothschild y attirant rapidement têtes couronnées, aristocrates et grands bourgeois.

1920

Naissance de Paul Guichonnet, futur géographe et historien, doyen de l’université de Genève, membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques et président de l’Académie florimontane d’Annecy.

1918

Megève pleure 108 Morts pour la France, soit 6% de la population totale.

1916

La baronne Noémie de Rothschild choisit Megève pour y édifier une station de sports d’hiver française capable de concurrencer Saint-Moritz.

1914

Premier concours de ski organisé à Megève.

1913-1914

Première véritable saison touristique d’hiver, amorcée grâce à un article dithyrambique sur Megève, alors vierge de toute installation de sports d’hiver mais déjà parcourue par une poignée de randonneurs à ski, publié par la journaliste Mathilde Maige-Lefournier dans la revue du Club Alpin Français.

1906

Inauguration de l’actuelle mairie.

1903

Megève est mentionnée dans le Bottin en tant que station climatique. Les villégiateurs y séjournent alors essentiellement en été.

1902

Arrivée de l’éclairage électrique (dans le seul chef-lieu pour l’instant).

L’eau de la source Saint-Michel se voit accorder le titre d’eau minérale.

1892

Achèvement du tronçon routier Megève-Albertville.

1882

Mise en service de la ligne télégraphique Sallanches-Megève.

1881

Achèvement du tronçon routier Sallanches-Megève.

1875

Ouverture de la fondation Morand-Allard, pensionnat pour jeunes filles, et secondairement jeunes garçons, habitant dans les hameaux entourant le chef-lieu.

1871

Construction de l’avant-nef de l’église Saint Jean-Baptiste.

1869

Praz-de-Megève devient une commune indépendante, rebaptisée Praz-sur-Arly en 1907.

1867

Ouverture d’un bureau de poste.

1861

Megève est intégrée au canton de Sallanches avec Demi-Quartier, Combloux, Cordon, Domancy et Saint-Martin (aujourd’hui Saint-Martin-sur-Arve).

1860

Rattachement de la Savoie, et donc de Megève, à la France. La majeure partie de la Haute-Savoie forme alors une grande zone franche (sa limite sud est fixée à l’entrée des gorges de l’Arly), démilitarisée et exempte de taxes. Cette situation va générer, plusieurs décennies durant, un intense trafic de contrebande.

1859

Les princes Humbert et Amédée, fils du futur roi d’Italie Victor-Emmanuel II, sont reçus en grande pompe par la ville.

1857

Première photographie connue prise à Megève (en l’occurrence une vue du Calvaire).

1856

Ouverture d’une école de garçons au hameau du Maz.

1853

Ouverture d’une école de filles au hameau du Maz.

1852

Dernière observation d’un ours brun, dans le secteur de Rochebrune.

1850

Le pape Pie IX accorde l’indulgence de la Portioncule à Notre-Dame-des-Vertus, l’une des chapelles du Calvaire, dont la construction a débuté dix ans auparavant. Bien avant l’avènement du tourisme moderne, Megève devient de ce fait rapidement un important lieu de pèlerinage, ce qui lui vaudra un temps le surnom de « Jérusalem savoisienne ».

1847

Dernier loup abattu sur le territoire de la commune (l’espèce ne fera officiellement sa réapparition dans le pays du Mont Blanc qu’en 2013).

1846

Ouverture d’une école catholique de garçons, confiée aux Frères de la Doctrine chrétienne (« Maison des Frères »).

1843

Ouverture d’une école catholique de filles, confiée aux Sœurs de Saint-Joseph (« Maison des Sœurs »).

1842

Inauguration de l’orgue de l’église paroissiale, œuvre des Frères Callinet.

1841

Création, un an après le grand incendie de Sallanches, d’une compagnie de sapeurs-pompiers bénévoles.

Construction de la première maison particulière recouverte en ardoise, toujours pour prévenir les incendies. Jusqu’à cette date, tous les bâtiments, mis à part l’église et le presbytère, sont en bois, y compris les toitures recouvertes de tuiles en sapin appelées tavaillons ; pierres de taille et ardoises ne commencent à être utilisées couramment qu’à partir du milieu du siècle.

1832

Première mention connue à Megève du terme chalet, habitation paysanne traditionnelle.

1818

Un tremblement de terre frappe la commune.

1810

Naissance de Jean-Marie Tissot, futur évêque de Milève (Algérie) et de Vizagapatam (Inde).

1809

Un nouvel incendie, parti de la maison d’un particulier, détruit la majeure partie du chef-lieu.

1801

Les communes de La Giettaz, Flumet, Saint-Nicolas-la-Chapelle, Notre-Dame-de-Bellecombe et Crest-Voland sont rattachées au canton de Megève.

1800

Le canton de Megève est détaché du département du Mont Blanc pour être intégré à celui du Léman.

1799

L’église paroissiale est rendue au culte.

1795

Ouverture de deux écoles laïques de garçons et filles.

1794

En pleine Terreur, le mobilier de l’église et une partie du clocher sont détruits.

1793

Les prêtres de la paroisse, refusant la constitution civile du clergé, s’enfuient à l’étranger, le district de Cluses est secoué par une émeute insurrectionnelle, déclenchée par le refus de la conscription, les forces piémontaises établissent un camp de réserve à Megève, investie ensuite par les troupes françaises victorieuses. L’année s’achève par la destruction de quinze oratoires et de six chapelles.

1792

Megève vote en faveur du rattachement de la Savoie à la France révolutionnaire.

Après le rattachement, les toutes premières élections municipales organisées à Megève se soldent par la victoire d’un conservateur, le notaire Joseph Marie François Defforges.

1773

Suite à la dissolution de la Compagnie de Jésus, les biens que possèdent les Jésuites à Megève sont transférés à l’économat royal des biens ecclésiastiques de Turin.

1772

Les représentants de la communauté (syndics, membres du clergé, chefs de famille), réunis en assemblée générale, décident le rachat des onze fiefs de la paroisse de Megève, appartenant à différents seigneurs. La libération totale de toute servitude n’interviendra qu’en 1792.

1771

Introduction de la culture de la pomme de terre à Megève.

1768

Naissance de Joseph-Marie Socquet, futur chimiste qui mettra notamment au point la fabrication du muriate potassique utilisé pour le blanchiment du coton.

1761

Edification des quinze oratoires du Rosaire, situés le long de la route menant à Combloux (ils seront par la suite plusieurs fois détruits et reconstruits).

1756

La tour dite seigneuriale ou Magdelain est vendue par le comte de Capré aux communautés de Megève et Demi-Quartier qui se la partagent pour en faire chacune leur hôtel de ville.

1755

La communauté d’habitants rachète les droits féodaux.

1754

Un incendie, parti cette fois d’une forge située derrière la halle (située approximativement à l’emplacement actuel de la mairie), dévaste une fois encore une partie du bourg.

Milieu du XVIIIe siècle

Les conscrits mègevans, au retour de leur service militaire en Piémont, prennent l’habitude d’offrir à leur promise une croix-grille en or délicatement ciselée sur ses deux faces, avec une figurine du Christ au recto, fabriquée sur commande par un orfèvre turinois. Cette « croix de Megève » est depuis transmise, de génération en génération, à la fille la plus méritante de la famille ou à la filleule.

1743-1748

Occupation de Megève par un détachement de l’armée espagnole dans le cadre de la Guerre de Succession d’Autriche. Les croisements effectués au cours de cette période avec les excellents chevaux de la cavalerie espagnole contribuent à l’essor de l’élevage équin local.

1732-1733

Réalisation de la mappe sarde de Megève, document cadastral cartographique de l’ensemble des parcelles accompagné de levés topographiques.

1728

Une épidémie de dysenterie ou de typhoïde entraîne de nombreux décès et un terrible incendie, parti du clocher de l’église alors en travaux, ravage toute la partie nord du chef-lieu.

1716

Naissance de Michel Conseil, futur évêque de Chambéry.

1713

Le tout nouveau roi Victor-Amédée II, en reconnaissance de l’action d’Hyacinthe de Capré lors des négociations qui ont abouti au traité d’Utrecht, érige la seigneurie de Megève en comté.

1707

Ouverture d’une maison de charité (hospice), tenue par ces Dames de la Charité.

1696

Le révérend Orsy, curé de Megève, fonde la Compagnie des Dames de la Charité.

1694

Consécration de la nouvelle église Saint Jean-Baptiste, dont la nef, devenue trop exiguë, a été entièrement reconstruite (seuls ont été conservés de l’ancien édifice le chœur à chevet polygonal et la base du clocher).

1689

Passage à Megève d’un groupe armé de plusieurs centaines de Vaudois (adeptes d’une secte protestante). Bien que n’ayant généré aucun véritable incident, ce passage marquera durablement l’imaginaire local.

1667

Construction des chapelles de La Molettaz (détruite à la Révolution) et des Pettoreaux.

1662

Naissance de Jean-Pierre Muffat, futur comte de Saint-Amour et feld-maréchal lieutenant des armées de l’Empereur d’Autriche.

1653

Naissance de Georges (Georg) Muffat, futur compositeur de musique baroque.

1639

Construction de la chapelle du Planay.

1633

Construction de la chapelle du Calvaire (détruite à la Révolution).

1631

Une dernière épidémie de peste frappe Megève.

1614

Construction de la chapelle du Maz.

1606

Inauguration du presbytère et visite de l’évêque de Genève François de Sales, grande figure de la Contre-Réforme. (Un haut-relief en bois, conservé aujourd’hui au Musée de Megève, est sculpté pour commémorer sa visite du prieuré.)

1578

Jacques de Savoie, baron de Faucigny, étend une nouvelle fois les franchises et privilèges accordés à Megève.

1571

Le pape Pie V cède le prieuré de Megève aux Jésuites.

1563

Construction de la chapelle du Villard.

Vers 1500

Construction de la chapelle des Pénitents (ou chapelle Sainte Anne), dans le cimetière qui entoure alors l’église.

1492

Révolte des « Robes rouges » conduite par Jean Gay, un ancien mercenaire originaire de Megève. Leur nom vient de la couleur de leurs vêtements, utilisée en signe de ralliement. Sa cause immédiate pourrait être le rattachement direct l’année précédente du Faucigny à la Savoie.

1443

Date présumée de reconstruction de l’église Saint-Jean, dans un style gothique tardif.

1425

Les Mègevans obtiennent un adoucissement du régime de la mainmorte (un membre de la communauté peut désormais tester en faveur de collatéraux, à condition de ne pas omettre de coucher le seigneur sur son testament).

1406

Construction de la chapelle de Cassioz, la plus ancienne connue à Megève.

1388

Le prieur bénédictin de Megève, Aymon de Chissé, devient évêque de Grenoble.

1360-1361

Nouvelle épidémie de peste (d’autres encore frapperont la population mègevanne au cours du XVe siècle, qui ne retrouvera son niveau d’avant 1349 qu’au début du XVIe siècle, grâce à un très fort taux de natalité.)

1356

Les comptes du châtelain de Flumet ne font plus état que de 291 feux dans la paroisse de Megève.

1355

Une bataille oppose au lieu-dit « le Champ des corps » (actuels courts de tennis de la Plaine), les troupes du comte de Savoie Amédée VI, dit le Comte Vert, à celles réunies par des châtelains du Faucigny. A la fin du conflit, le Faucigny, vaincu, est intégré au comté de Savoie. La figure du Comte Vert hante depuis le légendaire noir local.

1349

La pandémie de peste noire atteint Megève, fauchant une partie de la population.

1339

Les enquêtes réalisées par les commissaires du pape Benoît XII et du dauphin Humbert II permettent une première estimation de la population de la paroisse de Megève. Très étendue (près de 73 km2), celle-ci englobe alors également les actuelles communes de Demi-Quartier et Praz-sur-Arly ainsi qu’une partie de celles de La Giettaz et Notre-Dame-de-Bellecombe. 622 ou 623 feux (foyers) y sont recensés, soit 3100-3200 habitants si l’on admet un coefficient de 5 personnes par feu, une densité de population déjà assez élevée selon les critères de l’époque.

1313

Hugues de Faucigny confirme et étend les franchises communales de Megève.

1296

Béatrice de Faucigny se rend à Megève (qui fait alors partie de la châtellenie de Flumet, la châtellenie ou mandement constituant depuis le XIIIe siècle la circonscription administrative de base).

1287

Béatrice de Faucigny concède les pâturages d’Hermance, situés sur le versant mègevan de la ligne des crêtes, aux habitants de Saint-Gervais et de Saint-Nicolas-de-Véroce. Cette décision est à l’origine d’un conflit pluriséculaire avec ces communautés. Megève, en dépit d’un interminable procès à épisodes, ne parviendra jamais à récupérer ces pâturages, qui appartiennent toujours aujourd’hui à Saint-Gervais-les-Bains.

1282

La baronne Béatrice de Faucigny octroie à Megève sa première charte de franchises, l’élevant d’un point de vue juridique au titre de ville. Une telle charte codifie les droits d’un seigneur sur une communauté d’habitants déterminée, fixant en particulier le montant des obligations et redevances. Megève y obtient le droit de tenir une foire durant l’octave de la Pentecôte.

1276

Visite pastorale de l’évêque de Genève Robert le Genevois, la première du genre recensée à Megève.

1234-1337

Le Faucigny subit sa propre « Guerre de Cent ans ». Le Dauphiné, le comté de Savoie, le comté de Genève et plusieurs petites principautés, dont le Faucigny, vont s’affronter dans d’interminables guerres féodales. Tous ces territoires sont issus de l’émiettement du Saint Empire romain (germanique). Les plus anciennes maisons fortes construites à Megève (tours de Blay, Million,…) remontent vraisemblablement à cette longue période troublée.

1202

Première mention connue de Megève (Megeva). Dans ce document, Guillaume de Faucigny jure sur les Evangiles dans l’église Saint-Jean de Megève, en présence de Pierre, prieur de Megève et de Chamonix, de prendre le prieuré de Chamonix sous sa protection.

1085

Date présumée de fondation du prieuré de Megève par des moines bénédictins issus de l’abbaye piémontaise de Saint-Michel-de-la-Cluse. Les évêques de Genève feront ainsi établir plusieurs dizaines de prieurés dans les paroisses les plus importantes de leur diocèse.

523

Date présumée de création de la paroisse de Megève, sous le règne du roi burgonde Sigismond (516-524) devenu catholique. La Sapaudia (« le Pays des sapins », d’où dériverait le nom « Savoie ») a été concédée à ce peuple germanique au siècle précédent. Elle sera rattachée au royaume franc en 534, puis intégrée à l’Empire carolingien. Burgondes et Francs ont légué certains patronymes (Allard, Berthet,…) et toponymes locaux (sommet des Salles, torrent du Glapet,…).

74

L’empereur Vespasien fait fixer définitivement la frontière entre les Ceutrons et les Viennois (ex-Allobroges). Les bornes frontières implantées aux cols de la Forclaz du Prarion (commune de Saint-Gervais-les-Bains), de Jaillet (commune de Megève), du Petit Croisse-Baulet et de l’Avenaz (limite des communes de La Giettaz et de Cordon) sont parvenues jusqu’à nous. Un petit sanctuaire païen, des sépultures et monnaies antiques ont été mises au jour au hameau de Cassioz, qui semble avoir été le site le plus anciennement habité à Megève.

-16 ou -13

Sous le règne d’Auguste, premier empereur romain, les Ceutrons sont à leur tour incorporés à l’Empire.

-118

Les Allobroges, vaincus militairement en -121, sont intégrés avec d’autres populations dans la Province romaine de Gaule transalpine. Le col de Megève marque alors pour plus d’un siècle la frontière entre le monde romanisé et le territoire des Ceutrons encore indépendants.

IIe siècle avant notre ère

A l’Age du Fer, le col de Megève est tenu, depuis une date indéterminée, par les Ceutrons (Ceutrones), indigènes alpins qui peuplent les vallées de Chamonix, du Bon Nant (val Montjoie), de l’Arly, du Doron de Beaufort, de l’Isère en amont de l’actuelle Albertville (Tarentaise) et les deux versants du col du Petit Saint-Bernard. Le puissant peuple gaulois des Allobroges occupe la plaine. De petits oppida (sites fortifiés) forment une ligne de défense entre les deux peuples, gardant par exemple l’entrée de la vallée de Chamonix ou contrôlant le débouché nord-ouest de la vallée du Bon Nant.

Vers -1500

Apparition des premiers alpages dans le pays du Mont Blanc. Des haches et des faucilles découvertes en différents lieux, en particulier sur la commune de Domancy, confirment le développement des activités agro-pastorales, et corollairement de la déforestation, au cours de l’Age du Bronze.

Vers -2700

Début de l’agriculture dans le pays du Mont Blanc (des analyses de pollens, prélevés dans des tourbières de la vallée de Chamonix, montrent que des céréales y ont été cultivées à partir de cette période).

Des lames d’herminettes ou/et de petites haches en pierre polie trouvées sur les communes de Chamonix et de Sallanches (dont l’une au lieu-dit Les Revennes, à proximité immédiate de Megève) témoignent de cette présence humaine dans le pays du Mont Blanc au Néolithique.

Vers -7000

Fréquentation ponctuelle du pays du Mont Blanc par des chasseurs-collecteurs du Mésolithique.

Vers -10 000

Fin de la période glaciaire. Les cirques du Mont Joly et de l’Aiguille Croche cessent d’alimenter les langues glaciaires qui, après avoir conflué en une langue unique, s’écoulaient dans le couloir qu’empruntent de nos jours les torrents du Planay et du Glapet, entre le Mont d’Arbois et le massif de Rochebrune. Un lac va se former dans cet ombilic glaciaire, comblé en l’espace de quelques millénaires par les apports des torrents. Les multiples cours d’eau qui se déversent au fond du val d’Arly forment désormais des zones humides.

Vers -16 000

Le glacier de l’Arve reflue un peu en amont du verrou de Cluses. Son front stationne à présent à hauteur de Combloux et Cordon, 150 mètres en contrebas de Megève.

Vers -17 000

Le glacier de l’Arve se retire du seuil de Megève.

Vers -25 000

La déglaciation s’amorce avec la déconnection de la diffluence du col d’Evires, au-dessus de La Roche-sur-Foron.

Vers -30 000

Dernier maximum glaciaire. Les glaces issues des hauts massifs comblent les vallées et recouvrent tout le piedmont alpin. Les glaciers du massif du Mont Blanc réunis forment le grand glacier de l’Arve. La surface de ce colossal fleuve de glace atteint près de 2400 mètres d’altitude à la verticale d’Argentière, 1900 au-dessus de Sallanches, 1200 sur Genève, où il conflue avec le glacier du Rhône. Il difflue, par le seuil de Megève, dans la vallée de l’Arly pour ensuite se souder au glacier de l’Isère. Le Mont d’Arbois, par exemple, disparaît alors entièrement sous le flux glaciaire. Les éventuelles traces d’occupation humaine antérieures à cette dernière glaciation sont détruites.

 

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