Decrease font size Default font size Increase font size
Coordonnées Megève

 

 

Tél : +33(0)4.50.93.29.29
Fax : +33(0)4.50.93.07.79

sg

Les principaux lieux de mémoire

La borne romaine du col de Jaillet

Cette borne constitue un des derniers vestiges de l’opération menée en 74 par le légat propréteur (commandant) de l’armée de Germanie supérieure, chargé par l’empereur romain Vespasien de fixer définitivement la frontière entre les Ceutrons et les Viennois (Allobroges), dont les relations demeuraient conflictuelles. 

Du nord au sud, la frontière entre les deux provinces romaines passait alors par le Mont Buet (point culminant du massif des Aiguilles rouges), le col de la Forclaz du Prarion, le Nant Gibloux, les communes de Saint-Gervais-les-Bains et Domancy, le mont d’Arbois, la limite actuelle entre les communes de Demi-Quartier et de Megève, le sommet des Salles (point de jonction entre les communes de Megève, Combloux et Sallanches), le col de Jaillet, le col du Petit Croisse-Baulet, le col de l’Avenaz (séparant actuellement les communes de La Giettaz et de Cordon), le col de Tête-Pelouse (dans la chaîne des Aravis), puis longeait l’Arly, avant de suivre la ligne des crêtes de la chaîne de Belledonne. 

Le seuil de Megève était de fait déjà peuplé dans l’Antiquité romaine. Au hameau de Cassioz, des sépultures et monnaies antiques ont été découvertes au XVIIIe siècle. Un petit sanctuaire païen a également été signalé à l’emplacement de la chapelle de Cassioz.

L’église Saint Jean-Baptiste

Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, elle est considérée comme l’une des plus originales du Faucigny.

Un premier édifice, dont la date de construction nous est inconnue, est mentionné à Megève dès 1202. Les trois parties principales du bâtiment actuel renvoient à trois époques différentes : le chœur, de style gothique tardif, remonte à la fin du XIVe siècle ; la nef a quant à elle été entièrement reconstruite à la fin du XVIIe siècle ; l’avant nef, enfin, a été ajoutée dans les années 1870. Le clocher à bulbe a pour sa part été érigé au XVIIIe siècle et partiellement reconstruit au siècle suivant, au cours de la Restauration sarde.

L’orgue, inauguré en 1842, est dû aux Frères Joseph et Claude-Ignace Callinet, membres d’une lignée réputée de facteurs d’orgue qui a marqué l’époque préromantique. Depuis sa restauration en 2004, grâce à la fondation Conny Maeva, ce magnifique instrument a retrouvé en grande partie la physionomie et les caractéristiques qu’il possédait à l’origine.

 Les chapelles de hameaux

Érigées pour la plupart à l’âge baroque, aux XVIIe et XVIIIe siècles, ces fidèles sentinelles veillent chacune sur un hameau (le Mas, le Planellet, le Planay, les Pettoreaux, le Villard, Cassioz,…). L’été, immergées dans une nature verdoyante, elles ajoutent une touche de fraîcheur et de simplicité aux scènes colorées de la vie paysanne ; l’hiver, assoupies sous un manteau de neige immaculée, elles semblent ressusciter des images des temps passés.

 

Les maisons fortes

Ces maisons fortifiées ont généralement été bâties au Moyen Âge par des familles nobles du pays afin de se protéger contre des incursions hostiles de seigneurs féodaux ennemis.

Celles qui subsistent encore de nos jours ont souvent été transformées en fermes, telle l’ancienne Tour du Bouchet, édifiée sur un petit éperon rocheux dominant l’Arly.

Deux de ces maisons fortes restent visibles sur la place de l’église. La tour dite du Prieuré, érigée vraisemblablement à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle, et la tour dite Magdelain, d’après le nom de la famille qui l’a fait construire au milieu du XVIe siècle (sa façade sud-est est actuellement ornée d’un très beau cadran solaire). Fait quasi unique en France, cette dernière abrite la mairie d’une autre commune, celle de Demi-Quartier.

L’Hôtel de ville

Construit entre 1904 et 1906, l’actuel Hôtel de ville, de style néo-classique, est l’œuvre de Fleury Raillon, l’architecte départemental de la Haute-Savoie de 1898 à 1938 (également auteur des mairies de Cluses et de Thônes, de l’École nationale d’horlogerie de Cluses, du Grand Hôtel du Mont-Blanc à Combloux,...).

 

Au début du XXe siècle, le bâtiment abritait au rez-de-chaussée, dans ce qui est aujourd’hui la salle du Conseil, un autre service public, le Bureau des postes, télégraphes et téléphones, mais aussi, dans l’aile opposée, un café ! Seule une partie du premier étage était alors utilisée par le secrétaire de mairie et par le conseil municipal pour ses séances. Le reste du bâtiment était aménagé en appartements. En 1924, une coopérative d’alimentation faisant office de boulangerie et d’épicerie succèdera au café. Deux ans après, un des logements sera transformé en cabinet dentaire.

La commune prendra possession du bureau de poste en 1935, après la construction d’un bâtiment spécifique, à l’emplacement de l’actuelle Maison de la montagne. En 1945, un service de consultation médicale pour les nourrissons sera même aménagé dans un appartement alors vacant. La coopérative d’alimentation laissera place à l’Office du tourisme en 1965, qui y demeurera jusqu’en 1981.

Si le bâtiment n’a pas subi de modification extérieure significative au cours du siècle écoulé, il a en revanche été maintes fois remanié intérieurement. Dès 1927, l’architecte H. J. Le Même fera par exemple ouvrir une large baie dans le hall d’accueil. Suivront au cours des décennies suivantes, l’aménagement de différents bureaux, l’intégration d’éléments de confort comme le chauffage central ou un ascenseur …

 

 

 Le patrimoine architectural du XXe siècle

L’architecture mègevanne du dernier siècle est dominée par la figure d’Henry-Jacques Le Même (1897-1997). Depuis sa réalisation en 1927, pour la baronne Noémie de Rothschild, d’un chalet librement inspiré des fermes de la région, ce brillant architecte est considéré comme l’inventeur du chalet de sports d’hiver, confortable, fonctionnel et largement ouvert sur le paysage environnant.

Son œuvre a largement contribué à définir l’habitation individuelle en montagne dans la première moitié du XXe siècle. La station lui doit de nombreux autres chalets mais aussi des hôtels, établissements scolaires, magasins, bars, dancings,… Grâce à Le Même, Megève demeure le symbole de l’art de vivre en montagne d’une société brillante à laquelle il a offert son identité architecturale.

Trois des chalets qu’il a fait édifier à Megève (La Croix-des-Perchets en 1928, Le Grizzly en 1932 et Le Cairn en 1941) bénéficient à présent du label Patrimoine du XXe siècle en Rhône-Alpes délivré par le ministère de la Culture. Son étonnante maison atelier, en bordure de la montée Saint-Michel, qui mène au Calvaire, est elle inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

 

 Le Calvaire

Entre le cœur du chef-lieu et le plateau du mont d’Arbois, s’élève un des seuls Monts Sacrés, ces montagnes de la Passion scandées de chapelles et de scènes de la montée au Calvaire, que compte notre pays. Aménagé entre 1840 et 1878, le Calvaire de Megève est avant tout l’œuvre d’un homme, le Père Ambroise Martin (1791-1863), curé de Megève de 1820 à sa mort. Il est formé de quinze chapelles et oratoires, étagés sur les premières pentes de la montagne, figurant les stations du Chemin de croix menant au Golgotha de Jérusalem.

Les différents édifices, qui empruntent à tous les styles architecturaux du passé, accueillent une cinquantaine de statues en bois peint, généralement grandeur nature, complétées par des fresques et trompe-l’œil. Architecture, sculpture et peinture se conjuguent ici pour évoquer en images saisissantes de réalisme la vie et la Passion du Christ. 

Ce très bel ensemble a naguère constitué un lieu de pèlerinage si important qu’il a valu un temps à Megève le surnom de « Jérusalem savoisienne ». Aujourd’hui inscrit aux Monuments historiques, il représente un lieu de mémoire pour les gens du cru, un agréable but de promenade pour les villégiateurs et offre à tous une vue panoramique sur la haute vallée de l’Arly et les contreforts du Mont Blanc.

**Depuis le 25 mai 2011 et conformément à l’article 32 II de la loi du 6 janvier 1978 (Paquet Télécom) portant sur l'utilisation des cookies, nous sommes dans l'obligation de recueillir votre consentement par rapport au dépôt de cookies.
Acceptez-vous l'utilisation des cookies ?**

**Voir les documents sur la directive e-Privacy**

**Vous avez refusé les cookies. Cette action peut être inversée.**

**Vous avez autorisé l'enregistrement des cookies. Cette décision peut être inversée.**

Flash info

L'Accueil de l'Etat Civil de la Mairie sera exceptionnellement fermé mardi 25 Juillet matin pour cause de travaux.

Réouverture à 13h30.

NOS PUBLICATIONS

LM32

La Lettre de Megève

Bulletin N°32

 

Mairie de Megève

BP 23
74120 MEGEVE
France

Tél. : +33 4.50.93.29.29
Fax : +33 4.50.93.07.79

Horaires d'ouvertures :

Du lundi au vendredi :
8h30 - 12h00 / 13h30 - 17h00
(accueil téléphonique jusqu'à 18h00)

Le samedi : 9h00 - 12h00

Mentions Légales
Plan de site

**Console de débogage Joomla!**

**Erreurs d'analyse dans les fichiers de langue**

**Fichiers de langue chargés**

**Chaînes non traduites**